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samedi 7 septembre 2013

Poésie

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N., 3 ans :

"Maman, attention ! Tu vas t'asseoir sur une étoile d'araignée !"

P.S. : Si je vous dis que j'ai encore la chair de poule après avoir cherché une illustration pour cet article, vous me croyez ?

vendredi 6 septembre 2013

Maman tu es la plus belle

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Quand, après une grande fête de famille (de celles que ton cerveau n'arrive pas à faire des liens de parenté après l'utilisation de plus de deux prépositions par ton interlocuteur), M., 7 ans, est venu vers moi en me disant :

"Maman, aujourd'hui, j'ai vu plein de portraits et alors j'ai pensé à la Joconde et pis j'ai eu envie de te dessiner",

j'ai été plutôt flattée par la comparaison.

Et puis, quand j'ai découvert le chef d'oeuvre, heureusement que j'étais bien assise (rapport à la fête, la chaleur, l'apéritif, le bon repas, le vin pas mauvais, toussa, toussa).


Mère indigne ... Oh, bon ça va !

Non, en fait, j'ai été super séduite par le rendu.

Une peau de pêche qui prouve l'efficacité des crèmes avec lesquelles je me tartine quotidiennement.

Des cheveux beaux et luisants, prouvant l'utilité de ma cure de levure depuis cet été.

Un regard pétillant, à peine dissimulé derrière une monture de lunette des plus modernes.

Un choix de vêtement à la pointe de la mode (en vrai, un short en jeans avec un top fluide).

Des bijoux en total accord avec ma tenue.

Je ferai donc abstraction des quelques kilos supplémentaires dont M. m'a affublés, ainsi que du fait qu'il m'a croquée avec un smartphone à la main (la vérité sort de la bouche des enfants, on dit ?).

Second degré mis à part, ce dessin vient du coeur et, sincèrement, il y a une certaine ressemblance. Je suis touchée d'avoir servi de modèle à mon petit artiste et toute émue par le petit coeur, là, en bas. Encore plus car je sais que le dessin n'est pas, à franchement parler, sa tasse de thé. Et si vous saviez les progrès qu'il a fait dans ce domaine, ce dessin mériterait presque d'entrer dans la collection du Louvre.

Et puis, comme vous pouvez le constater, je ne suis pas blonde (rapport à mes problèmes de connexion cérébrale durant les présentations pendant la fameuse fête de famille ^__^). Mêchée, à la limite !

mercredi 4 septembre 2013

Un peu de moi avec toi

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Comme à chaque première rentrée scolaire d'un de mes "petits plats" (j'en suis déjà à la troisième, pffffff, le temps file), j'ai pris l'habitude de les préparer en douceur à ce qui les attend.

Dans notre famille, on aime les livres et on aime lire. On aime aussi sentir l'odeur des livres neufs (oui, oui, on sniffe des livres chez nous ^__^). On aime se pelotonner les uns contre les autres pour écouter des histoires.

Tout naturellement, la rentrée se prépare donc en lisant. Pour cette troisième édition, j'ai repris un grand classique chez nous que j'aime beaucoup : 24 petites souris vont à l'école maternelle.



Une histoire toute douce, d'une grande famille (ça tombe bien, chez nous aussi on est une grande famille - enfin, moins grande quand même - elle a du mérite Madame Souris ...), avec des illustrations adorables et qui fait mouche à chaque fois. Les "petits plats" ne se lassent pas de l'entendre et la ré-entendre.

A la fin de l'été, 24 petites souris préparent leur rentrée. Mais quand vient l'heure d'aller se coucher, elles appréhendent le lendemain ou sont trop excitées pour dormir. Pour les apaiser, leur donner du courage et les accompagner tout au long de ce premier jour d'école, Maman Souris leur a préparé une surprise : un petit coeur en feutrine qu'elles pourront glisser dans leur cartable ou près de leur coeur.

Comme cette année est un peu différente des deux dernières (rapport au fait que N. commence la maternelle alors que ses frères ne sont jamais passés par cette option-là, mais uniquement par la crèche), pleine de motivation, j'ai décidé d'innover un peu.

Bon, ben je sais pas quand elle trouve le temps de coudre 24 petits coeurs, la Maman Souris, mais moi, clairement, je n'arrive pas à libérer un créneau ! Elles doivent être vachement autonomes les petites souris et Maman Souris ne doit, à choix : pas travailler, pas cuisiner, pas faire le ménage, pas faire la lessive, pas les voiturer à gauche et à droite, pas avoir de vie sociale, etc, etc.

Enfin, bref, me lancer dans la couture de trois coeurs étant clairement en dessus de mes capacités forces, j'ai misé sur une valeur sûre (que je me promettais de faire depuis longtemps, ahem) : les bracelets brésiliens. Grâce à Maman Clémentine, j'ai eu le plaisir de gagner un kit pour en réaliser, je n'avais donc plus AUCUNE excuse pour ne pas me lancer.

J'ai donc réalisé un bracelet pour chacun de mes "petits plats" qui (re)commençait l'école, couleurs choisies par leurs soins (dans les faits, tous les mêmes une fois que le premier a choisi ce qu'il voulait ...) Tout simples, mais faits avec amour, ils ont été tendrement noués autour de leur poignet le matin de la rentrée (en faisant un voeu en l'attachant - il me semblait me souvenir qu'on faisait ça quand j'étais petite ...) et depuis, ils les accompagnent chaque jour en quittant la maison.


Enfin, ils les accompagnent presque tous ... A., 5 ans, a déjà perdu le sien (quel fils "indigne", avec le temps que j'ai passé à faire son bracelet ^__^) je ne sais où. Mais il n'a pas l'air d'être plus traumatisé que ça et a attaqué la deuxième semaine d'école sans aucun problème !

samedi 31 août 2013

(Re)trouver sa place

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Depuis une semaine, N., 3 ans, erre dans la maison.

Depuis une semaine, N. se sent seul.

Depuis une semaine, N. s'ennuie.

Depuis une semaine, N. fait du collé-serré dans nos jambes.

Depuis une semaine, ses frères ont recommencé l'école et il n'a donc plus personne pour jouer avec lui (L. est encore trop petite à son goût ^__^).

C'est une situation nouvelle pour lui comme pour nous qui va nécessiter, je pense, un temps d'adaptation.

On se rend compte qu'il a peu l'occasion de s'occuper tout seul. Qu'en sa qualité de troisième de la fratrie, il a toujours été entouré puis intégré aux jeux de ses frères. Qu'on a perdu l'habitude de s'occuper d'un seul de nos enfants (parce qu'on a pas mal d'autres choses à faire dans la journée, ahem), même si on essaye de faire attention de leur accorder un moment privilégié à chacun au cours de la journée.

Nous avons la chance d'avoir une fratrie qui s'entend plutôt bien et dans laquelle, tous les enfants jouent les uns avec les autres. Qui plus, qui moins. Certains sont plus solitaires que d'autres. Certains suiveurs, d'autres meneurs. N., même s'il a ses intérêts propres et qu'il est le plus petit, se laisse volontiers entraîner dans les "délires" de ses 2 grands frères.

Depuis une semaine, il doit réapprendre à créer son propre univers. Et cela ne va pas de soi. Jouer au foot ? Il lui faut un partenaire, maman ou papa en l'occurrence. Jouer au playmobils ? Personne pour dialoguer. La pâte à modeler est nettement moins drôle quand on ne peut pas faire de bêtise à deux (ou trois). Et tous les autres copains du quartier ont également repris l'école ...

Heureusement, dès la semaine prochaine, il prend lui aussi le chemin de l'école maternelle. Une nouvelle étape dans sa vie de désormais grand garçon. Après la propreté cet été et l'abandon de la lolette prochainement (une chose après l'autre, on ne veut pas trop le brusquer en faisant tout en même temps).

Et je ne vous cache pas qu'il a hâte. De faire comme ses frères ! Et d'avoir des maîtresses rien qu'à lui. De pouvoir raconter ce qu'il a fait pendant les repas en famille.

A tel point que, quand nous sommes allés, ensemble, visiter les locaux et faire connaissance avec les personnes qui s'occuperont de lui, il ne voulait pas repartir et m'a fait une crise monstrueuse avec regard-assassin, NON-résolu et lèvre-inférieure-pendante-de-quand-je-boude. Charmant, surtout pour un premier contact.

L'a du caractère mon bonhomme ? C'est la preuve qu'il n'attend plus que ça ? Ah bon ... ^__^

jeudi 29 août 2013

"En retard, en retard, j'ai rendez-vous quelque part"

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Avant d'avoir des enfants, j'avais avalé une montre suisse (eh, eh, je suis bien placée pour le dire ^__^).

En bonne nullipare, j'étais limite agacée par nos amis primi- ou multipares qui était perpétuellement à la bourre quelque soit la situation. Incroyable quand même de perdre tout contrôle à cause d'une si petite chose.

Mais ça, c'était avant.


Avant le tsunami qu'a été l'arrivée des enfants dans ma vie. Parce que oui, il faut que je vous l'avoue, il y a quelques temps de cela (euh, 7 petites année et des poussières), j'étais persuadée de ne pas avoir l'instinct maternel. Si, si, je vous l'assure. Même enceinte de 8 mois, 3 semaines et quelques jours, je campais sur mes positions.

Même que, quand j'accompagnais celui qui allait devenir mon mari chez son filleul, une famille avec 3 enfants, je trouvais que c'était le meilleur moyen contraceptif qui pouvait exister ...

Et puis, la naissance du premier "petit plat" a chamboulé ma petite vie bien tranquille et bien réglée. Pas à la seconde où je l'ai vu, mais progressivement, le temps qu'on s'adopte mutuellement.

Et depuis, j'ai l'impression que le temps ne s'écoule plus de la même façon.

Paradoxalement avec un seul "petit plat", j'étais presque toujours en retard partout. Mais avec de bonnes excuses ! C'était l'heure de la sieste, l'heure des repas, un caca nucléaire était passé par là, toussa, toussa. J'arrivais systématiquement un quart d'heure trop tard chez le pédiatre. Quelle idée, déjà, de fixer des rendez-vous à l'heure où les nourrissons fond d'habitude la sieste !

Puis, plus le nombre de "petits plats" a augmenté, mieux je suis arrivée à gérer les deadline imposés par notre quotidien. On se complique moins la vie quand on est multi-multipare que comme "simple" primipare (oui, enfin, quoique, ça dépend). On ne court pas chez le pédiatre à la moindre fièvre quand on a quatre enfants. Alors qu'avec un, on a l'impression que le ciel nous tombe sur la tête au moindre bobo. C'est dans l'ordre des choses.

Parfois, quand j'ai cinq minutes pour m'asseoir quelque part et que mon cerveau a l'occasion de fonctionner (fait assez rare - m'asseoir, hein, pas réfléchir, non mais !), je me demande toujours ce que je faisais de ma vie quand je n'avais pas d'enfant.

Sincèrement ? Aucune idée. Je n'arrive plus à me souvenir de quoi était faites mes journées. La faute à mes quatre grossesses qui m'ont fait perdre de précieux neurones (ahem).

Je travaillais et je dormais sûrement plus. J'avais une vie un peu plus sociable. J'avais plus de temps pour moi, pour faire fonctionner les neurones que je n'ai plus. Je lisais plus, aussi. Je cuisinais des plats autrement plus élaborés que les pâtes-à-rien.

Aujourd'hui, comme beaucoup de mamans, je passe mon temps à courir, à faire les choses à moitié, à être perpétuellement interrompue, à trimbaler tout mon petit monde à gauche et à droite.

Je suis devenue la championne du petit-déjeuner et du changement de bébé dans la voiture. Du jeté de "petits plats" à l'entrée du terrain de foot. Du 100 mètres dans les rayons des magasins. De la réalisation du souper d'une main, en faisant les devoirs et en lisant une histoire simultanément. De la tétée express dans les lieux les plus incongrus.

Mais malgré tous mes efforts, les journées (et les soirées) sont toujours trop courtes. Malgré toute ma bonne volonté (ou pas ...) et ma motivation, certaines choses sont laissées, à mon grand regret, à l'abandon. Les albums photos des "petits plats" : deux ans de retard dans le classement. Certains travaux dans la maison : en stand-bye. Mes projets couture-tricot-crochet : repoussés aux calendes grecs. Les remerciements pour la naissance de L., il y a bientôt une année : toujours pas réalisés (trop la honte ...).  J'ai une To do list longue comme le bras et j'ai l'impression de ne pas en voir le bout.

Non mais ! Qui a donc décidé que la journée n'aurait que 24 heures et qu'en plus, il fallait dormir un peu (encore que là aussi, j'aurais une réclamation à déposer, parce que, si on doit dormir, il faudrait nous fournir un bébé qui dorme, lui aussi!).

lundi 26 août 2013

La fille parfaite *

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J'ai longtemps hésité avant de poster ce billet. Inintéressant ? Trop personnel ? Et j'ai pensé que dans un blog, tout ne pouvait pas être toujours tout rose, tout lisse. Qu'on peut aussi se laisser aller à quelques lignes plus révélatrices de son état d'esprit du moment. Si je plombe l'ambiance, je m'en excuse d'avance.

Je ne suis pas la fille dont ma maman a rêvé et je sais que ça la fait souffrir.

Elle ne comprend pas que j'aie changé à la naissance de mon premier "petit plat". Je ne suis pas/plus "famille" selon elle. Famille au sens large du terme, car trop famille-à-moi, apparemment.

Toutes ses amies vivent une vie parfaite avec des filles parfaites qui viennent régulièrement les voir et qui laissent souvent leurs enfants à leur maman. Une semaine, deux voir plus.

Je ne suis pas de celles-là. Et je suis responsable de sa tristesse. Elle a consulté un psy, à cause de moi (mais pas seulement, j'espère).

Les "petits plats" vont chez mes parents deux fois par année, 3 jours consécutifs. Au-delà, c'est, pour l'instant, au-dessus de mes forces. Ils ne sont pas non plus demandeurs, pour l'instant, mais ça changera peut-être.

Jamais les 4 ensemble, car je pense que ça fait beaucoup pour ma maman qui a très peu d'aide de mon papa. En général, je lui confie mes 3 petits garçons, plein d'énergie, c'est déjà pas mal de travail. Elle ne pense pas comme moi.

C'est sans compter les deux fois où nous avons dû aller les rechercher en urgence car ils pleuraient où qu'ils étaient malades. 240 kilomètres ...

Sans compter non plus, les quelques fois où nous lui avons proposé de les prendre et qu'elle a refusé. C'est son droit, mais elle vient me reprocher que je ne les lui confie jamais.

Je ne pense pas la priver de ses petits-enfants, loin de là. Mais nous vivons à deux heures l'une de l'autre. Nous allons les voir tous les mois, au plus toutes les 6 semaines. Car papa "petit plat" travaille souvent le week-end et mes beaux-parents viennent aussi nous voir de temps en temps (ils habitent à 300 kilomètres et logent chez nous). Nous les invitons régulièrement.

Ce n'est peut-être pas assez ? Nous n'avons déjà presque pas de vie de famille à 6 à cause du travail de papa "petit plat". Nous voulons garder quelques week-end pour nous et pour voir nos amis. Mais de toute façon, ça n'est jamais assez pour ma maman, toujours trop court, pas assez de temps passé avec les "petits plats", pas assez de ci ou de ça.

Mes parents vivent dans un appartement de 5 pièces et quand nous arrivons, nous campons dans toutes les pièces. Tous les uns sur les autres pendant deux jours. Papa "petit plat" est extraordinaire et ne dit jamais rien. Je sais que d'autres ne seraient pas aussi cool que lui.

Parmi mes amies peu retournent "vivre" régulièrement chez leurs parents et la plupart me disent qu'elles ne le supporterait plus. Moi je le fais. Chez mes parents et mes beaux-parents. Idem pour papa "petit plat".

Je ne suis pas non plus très proche de mon frère de 7 ans mon cadet. Pas de point commun, pas le même style de vie, ni les mêmes intérêts. Ma maman vit très mal que sa famille soit désunie. Je me sens coupable alors que je ne suis sans doute pas toujours en tort.

J'assume mal mes décisions face à mes parents : toujours peur de leur réaction, d'entendre des reproches. Je suis encore la petite fille de 12 ans qui a peur de se faire gronder. Je ne suis pas rebelle, loin s'en faut. Mais j'ai fait certaines choses à ma façon (en accord avec papa "petit plat" qui apporte aussi sa pierre à l'édifice de notre famille) et cela a très mal passé.

Moi qui passait des semaines entières chez ma grand-maman (alors que ma maman ne travaillait pas ...), je ne laisse pas mes "petits plats" aussi longtemps à ma maman. Incompréhensible. Je n'ai pas pris mon frère comme parrain d'un des "petits plats" car nous n'avons (entre autre) rien en commun. Incompréhensible (mais je les ai baptisés pour éviter une 3ème guerre mondiale - je ne suis pas assez courageuse pour assumer le fait de ne pas le faire ...). Je ne vais pas seule avec les "petits plats" chez mes parents par peur des reproches qui me tomberaient immanquablement dessus si papa "petit plat" n'est pas à mes côtés. Incompréhensible. Nous ne sacrifions pas nos vacances pour les passer avec nos parents respectifs car c'est le seul moment durant lequel nous pouvons nous retrouver les 6 ensemble. Incompréhensible.

Je me rends bien compte que je fuis les conflits plutôt que de les affronter, mais j'assume déjà tellement de choses que je ne me sens juste pas la force d'en faire plus. Peut-être que je ne fais pas assez d'efforts ? Peut-être que les choses s'amélioreraient si je le faisais ? Ou peut-être pas ?

Quand je me projette dans l'avenir, je ne sais pas comment se comporteront les "petits plats" lorsqu'ils auront grandi. Vis-à-vis de moi, de mes choix, de ma façon de faire avec eux. Je ne doute pas qu'ils auront des reproches à me faire, mais je me promets d'essayer d'accepter leurs décisions, de faire preuve de tolérance et de maintenir, à tout prix, le dialogue entre nous.

Jamais (ou très rarement) ma maman ne m'a fait des compliments pour ma famille, le fait que je travaille encore avec 4 enfants, que les "petits plats" soient des enfants plutôt sages et agréables à vivre, etc. Non. Par contre me dire que je la privais de SES enfants, si !

Désolée si cet article est très décousu, plaintif et pas très drôle. J'ai de la peine à mettre de l'ordre dans mes pensées car j'ai eu droit à la énième série de reproches ce week-end et je me sens si coupable. Je vais, sans doute, comme chaque fois, céder à sa pression. Je ne me sentirai plus mal après, mais j'aurai l'impression d'avoir gagné quelques points dans le coeur de ma maman.

* Pas d'illustration pour cet article. Rien ne m'inspirait ou n'était en mesure de résumer mon état d'esprit. Promis, je ferai mieux pour la suite ^__^

jeudi 22 août 2013

Back to school

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7 semaines passées à vos côtés sans jamais me lasser. Et aujourd'hui, c'est déjà la rentrée.

J'ai un pincement, là, en pensant à mon "bébé" qui commence la 3ème Harmos (le CP en France). Les choses sérieuses. Les évaluations et la course à la performance. J'appréhende et j'espère que tout se passera au mieux.

Le saut dans l'inconnu. De nouvelles maîtresses. De nouvelles exigences. Sauras-tu t'y adapter ? Et tes copains ? Seront-ils sympa et trouveras-tu ta place dans le groupe ?

Et toi, A., assumeras-tu le fait d'être le "plus petit des grands" en 2ème Harmos (la GS pour la France)? Est-ce que je n'aurais pas dû retarder ton entrée à l'école d'une année pour te laisser vivre encore un peu ta vie d'enfant ?

C'est le coeur gros que j'ai préparé vos affaires d'école.



J'aurais aimé vous garder auprès de moi encore un peu. Profiter de vivre sans horaire, sans regarder la montre tout au long de la journée, sans crier pour que vous vous dépêchiez. Manger à pas d'heure. Traîner, tous ensemble, dans notre lit au réveil.

Ce matin, il y a un grand vide. Il me manque une partie de moi.

Je vous confie à d'autres qui vous aideront à grandir. Avec qui vous partagerez des souvenirs. Sans moi. Je n'en aurai que quelques brides, ici et là.

Alors que, souvent parfois, je rêve d'un moment rien qu'à moi, pour souffler, dès que vous êtes loin de moi, vous me manquez. C'est viscéral, j'ai beau faire des efforts, ça revient, toujours. La dualité de certaines mamans dont je fais partie.

Je sais que d'autres en rêvent, de cette rentrée. Pas moi.

Je voudrais vous garder au creux de moi, encore un peu. Vous protéger
et vous faire grandir à votre rythme.

Je voudrais vous gardez au chaud, près de moi. Vous serrez encore et encore quand j'en ai envie.

Mais j'essaye de me raisonner, car je sais que cela fait partie de votre développement et que, malgré toutes mes craintes, vous ne vous en sortez pas si mal. J'apprends à vous faire confiance et à vous laisser voler de vos propres ailes.

Il paraît que c'est cela le rôle d'une maman : donner des racines et des ailes. Vous apporter de la stabilité, un endroit où vous vous sentez bien et être à votre écoute. Et vous apprendre aussi l'autonomie, vous aider à grandir et à vous éloigner progressivement.

Mais, pffff, que ce deuxième objectif est parfois est difficile à mettre en pratique ...
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