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lundi 18 novembre 2013
Moment rare
Se glisser sous les couvertures et lui demander s'il veut, lui aussi, s'allonger un moment.
Le regarder se blottir dans le creux de ton ventre, là où il se trouvait encore, il y a 7 ans et demi.
Se mettre en chien de fusil pour l'envelopper encore plus.
Sentir sa douce chaleur réchauffer ton corps et ton coeur.
Glisser un bras autour de son ventre pour le serrer un peu plus fort.
Observer une petite veine qui bat à la base de sa nuque.
Admirer ses cheveux aux couleurs extraordinaires.
Enfouir ton nez dans son cou et respirer son odeur.
Lui parler doucement. Lui raconter sa vie.
Fermer les yeux de plaisir pour prolonger cet instant.
Écouter sa respiration ralentir.
Poser une main sur son coeur pour l'écouter battre.
Ne plus bouger de peur de rompre le charme.
Savourer ce moment et se demander quand il se reproduira.
Être apaisée.
S'endormir en douceur en serrant son grand garçon tout contre soi.
Faire de beaux des rêves ...
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Les "petits plats",
Maman,
Petits bonheurs
vendredi 15 novembre 2013
Les écouter jouer ...
Nous avons fait le choix (enfin surtout moi puisque je suis plus à la maison que papa "petit plat") d'élever nos enfant sans trop recourir aux écrans quels qu'ils soient.
Qu'on s'entende bien : nous n'avons rien contre un dessin animé de temps en temps (de préférence en DVD histoire de maîtriser ce qu'ils visionnent), une petite série de jeux sur la tablette, mais ce n'est pas régulier et souvent la semaine passe sans rien avoir regardé.
Maman un peu geek sur les bords (encore que, je ne suis pas non plus complètement accromais un peu quand même), je fais de mon mieux pour limiter ma consommation dans la journée et je me rattrape dès qu'ils sont au lit (uh, uh, pas bien !).
Tout ceci pour dire que nous avons privilégié les moments partagés à lire des histoires, beaucoup d'histoires, à jouer ensemble à des jeux de sociétés, à bricoler (quoique trop rarement à mon goût), à cuisiner, à construire, etc.
Je ne sais pas si ceci découle de cela, mais les "petits plats" ont une imagination débordante et s'inventent tous les jours des histoires incroyables, dans lesquelles ils vivent plein d'aventures extraordinaires. Ils se couchent le soir en jouant et se réveillent le lendemain en reprenant le jeu là où ils l'avaient laissé.
C'est particulièrement vrai, en ce moment, avec les Playmobils. Avec trois petits garçons qui aiment, (que dis-je adorent) ces figurines, en demandent à leurs anniversaires respectifs et Noël, nous avons de quoi recréer des mondes imaginaires à l'infini.
Mais pour bien jouer, il faut aussi qu'ils racontent l'histoire qu'ils vivent, de préférence à haute voix. Et c'est là qu'on se rend compte que la lecture de multiples livres et bandes-dessinées a laissé des traces et que la langue française n'est décidément pas facile du tout ^__^
J'ai en effet découvert récemment que les "petits plats" vivaient leurs aventures à la manière des livres pour enfants et au passé simple, s'il vous plaît !
Transcription d'une aventure choisie au hasard, tout droit sortie de la bouche de M., 7 ans :
"Tu es fait, Robin, tu es mon prisonnier !"
Mais Robin prenda (sic) son arc et couri (re-sic) vers le château. Prince Jean perda (re-re-sic) sa trace…
Et je dois bien l'avouer, quand je les surprends en train de se raconter une aventure, je m'arrête un moment et j'écoute mes enfants jouer ♥
Qu'on s'entende bien : nous n'avons rien contre un dessin animé de temps en temps (de préférence en DVD histoire de maîtriser ce qu'ils visionnent), une petite série de jeux sur la tablette, mais ce n'est pas régulier et souvent la semaine passe sans rien avoir regardé.
Maman un peu geek sur les bords (encore que, je ne suis pas non plus complètement accro
Tout ceci pour dire que nous avons privilégié les moments partagés à lire des histoires, beaucoup d'histoires, à jouer ensemble à des jeux de sociétés, à bricoler (quoique trop rarement à mon goût), à cuisiner, à construire, etc.
Je ne sais pas si ceci découle de cela, mais les "petits plats" ont une imagination débordante et s'inventent tous les jours des histoires incroyables, dans lesquelles ils vivent plein d'aventures extraordinaires. Ils se couchent le soir en jouant et se réveillent le lendemain en reprenant le jeu là où ils l'avaient laissé.
C'est particulièrement vrai, en ce moment, avec les Playmobils. Avec trois petits garçons qui aiment, (que dis-je adorent) ces figurines, en demandent à leurs anniversaires respectifs et Noël, nous avons de quoi recréer des mondes imaginaires à l'infini.
| Un château de Kapla attaqué par des Playmobils : comment mêler plusieurs univers |
Mais pour bien jouer, il faut aussi qu'ils racontent l'histoire qu'ils vivent, de préférence à haute voix. Et c'est là qu'on se rend compte que la lecture de multiples livres et bandes-dessinées a laissé des traces et que la langue française n'est décidément pas facile du tout ^__^
J'ai en effet découvert récemment que les "petits plats" vivaient leurs aventures à la manière des livres pour enfants et au passé simple, s'il vous plaît !
Transcription d'une aventure choisie au hasard, tout droit sortie de la bouche de M., 7 ans :
"Tu es fait, Robin, tu es mon prisonnier !"
Mais Robin prenda (sic) son arc et couri (re-sic) vers le château. Prince Jean perda (re-re-sic) sa trace…
Et je dois bien l'avouer, quand je les surprends en train de se raconter une aventure, je m'arrête un moment et j'écoute mes enfants jouer ♥
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mercredi 13 novembre 2013
Chut, les "petits plats" lisent #1
En découvrant ce rendez-vous chez Devine Qui Vient Bloguer ?, je ne pouvais qu'être séduite.
Dans notre famille, nous aimons les livres. Passionnément. La maison regorge de livres, à tous les étages et presque dans toutes les pièces. Chaque enfant (même la petite dernière) a sa propre bibliothèque avec des livres adaptés à son âge.
Je pense donc qu'il y a matière à tenir le rythme de ce rendez-vous hebdomadaire ^__^
Aujourd'hui, voici donc un livre apprécié des trois petits garçons de ma famille qui sont, encore et toujours, fascinés par l'univers des chevaliers. J'en ai vu passer des ouvrages sur ce thème (merci la bibliothèque !) et nous en avons aussi un certain nombre à la maison, mais celui-ci remporte la palme, pour le moment, auprès des "petits plats".
N., 3 ans passe des heures à le feuilleter, attiré par les illustrations particulièrement abondantes et pleines de petits détails. M., 7 ans, le lit avec attention, le texte étant très riche. A., 5 ans, regarde les images et se fait faire la lecture, soit par moi, soit par son frère (il a tout compris !).
Tous les mots de cette imagerie sont présentés avec leur article défini et les verbes/les actions sont mis en évidence. Pratique pour enrichir son vocabulaire ou comme base pour une explication plus détaillée.
Le livre est divisé en 5 chapitres qui donnent un aperçu très complet du sujet (La vie au Moyen Âge - Devenir chevalier - L'équipement - Les batailles - La vie du chevalier).
A la fin de chaque chapitre, une double page, intitulée "Voyons voir" récapitule, sous forme de jeux, certaines notions. Les "petits plats" aiment beaucoup quand nous la faisons ensemble après avoir lu un chapitre.
Venons-en à mon point de vue de maman ^__^
D'abord un peu étonnée par les illustrations que je trouvais trop enfantines, j'ai bien dû revenir sur mon impression en voyant mes "petits plats" entrer dans cet univers avec plaisir.
J'aime beaucoup leur lire ce livre ou les faire chercher par eux-mêmes les différents termes de l'imagerie. Pour travailler leur vocabulaire en jouant.
La question qui figure sur chaque double page et qui permet d'approfondir un sujet me plaît également (Est-ce que les chevaliers vont à l'école ? Est-ce que c'est lourd une épée ? Quelles histoires raconte-t-on ?).
Enfin, dernier point positif, la chronologie illustrée à la fin de l'ouvrage. Nous sommes (je l'ai déjà écrit sur ce blog), amateurs d'Histoire avec un grand H dans la famille. Mais je me suis souvent rendue compte que mes enfants avaient des difficultés à se situer dans le temps, mélangeant gaillardement l'époque romaine, avec le Moyen Âge et les pirates. Tout ceci est bien compliqué pour des petits garçons de moins de 8 ans. Tout au plus est-il clair pour eux que tout commence avec les dinosaures ^__^.
Depuis que nous avons ce livre, je les vois souvent regarder la frise chronologique qui s'y trouve et m'expliquer que "tu sais, maman, les Vikings ils n'étaient pas sur la mer en même temps que les pirates !". Et quand ils sautent d'une période à l'autre en fonction de leurs intérêts, une illustration de ce genre, j'aime (pour ne pas dire : j'achèèèèèète …) !
Dans notre famille, nous aimons les livres. Passionnément. La maison regorge de livres, à tous les étages et presque dans toutes les pièces. Chaque enfant (même la petite dernière) a sa propre bibliothèque avec des livres adaptés à son âge.
Je pense donc qu'il y a matière à tenir le rythme de ce rendez-vous hebdomadaire ^__^
Aujourd'hui, voici donc un livre apprécié des trois petits garçons de ma famille qui sont, encore et toujours, fascinés par l'univers des chevaliers. J'en ai vu passer des ouvrages sur ce thème (merci la bibliothèque !) et nous en avons aussi un certain nombre à la maison, mais celui-ci remporte la palme, pour le moment, auprès des "petits plats".
N., 3 ans passe des heures à le feuilleter, attiré par les illustrations particulièrement abondantes et pleines de petits détails. M., 7 ans, le lit avec attention, le texte étant très riche. A., 5 ans, regarde les images et se fait faire la lecture, soit par moi, soit par son frère (il a tout compris !).
Tous les mots de cette imagerie sont présentés avec leur article défini et les verbes/les actions sont mis en évidence. Pratique pour enrichir son vocabulaire ou comme base pour une explication plus détaillée.
Le livre est divisé en 5 chapitres qui donnent un aperçu très complet du sujet (La vie au Moyen Âge - Devenir chevalier - L'équipement - Les batailles - La vie du chevalier).
A la fin de chaque chapitre, une double page, intitulée "Voyons voir" récapitule, sous forme de jeux, certaines notions. Les "petits plats" aiment beaucoup quand nous la faisons ensemble après avoir lu un chapitre.
Venons-en à mon point de vue de maman ^__^
J'aime beaucoup leur lire ce livre ou les faire chercher par eux-mêmes les différents termes de l'imagerie. Pour travailler leur vocabulaire en jouant.
La question qui figure sur chaque double page et qui permet d'approfondir un sujet me plaît également (Est-ce que les chevaliers vont à l'école ? Est-ce que c'est lourd une épée ? Quelles histoires raconte-t-on ?).
Enfin, dernier point positif, la chronologie illustrée à la fin de l'ouvrage. Nous sommes (je l'ai déjà écrit sur ce blog), amateurs d'Histoire avec un grand H dans la famille. Mais je me suis souvent rendue compte que mes enfants avaient des difficultés à se situer dans le temps, mélangeant gaillardement l'époque romaine, avec le Moyen Âge et les pirates. Tout ceci est bien compliqué pour des petits garçons de moins de 8 ans. Tout au plus est-il clair pour eux que tout commence avec les dinosaures ^__^.
Depuis que nous avons ce livre, je les vois souvent regarder la frise chronologique qui s'y trouve et m'expliquer que "tu sais, maman, les Vikings ils n'étaient pas sur la mer en même temps que les pirates !". Et quand ils sautent d'une période à l'autre en fonction de leurs intérêts, une illustration de ce genre, j'aime (pour ne pas dire : j'achèèèèèète …) !
Les chevaliers
L'imagerie Milan petite enfance
Milan Jeunesse, 94 pages
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Petites lectures
mardi 12 novembre 2013
Vis ma vie de famille (presque) nombreuse #1 Le sens de la répartie
Je n'ai pas le sens de la répartie. Ou trop rarement, hélas.
Mais depuis que je suis à la tête d'une famille nombreuse, j'ai quelques répliques toutes prêtes que j'adapte en fonction des situations.
Parce que, figurez-vous (enfin, vous l'avez sans doute remarqué que vous soyez nulli-, primi- ou multi(multi)pare), les gens ont des choses à dire. Que ce soit drôle/intelligent/agréable à entendre ou pas.
Pour combler un temps mort dans l'ascenseur, patienter aux caisses du supermarché. Dans les vestiaires de la piscine, devant l'école. Tous les endroits sont propices à entamer une conversation (ou un monologue si mon humeur ne s'y prête pas).
En version famille nombreuse avec trois petits mecs et une nana (la dernière, sa position dans la fratrie compte !), ça donne souvent ça :
- "Oh, une fille ! Mais c'est la cerise sur le gâteau !" - Ah, bon, et les autres, c'est quoi ?
- "C'est un accident ?" - Non, non, même après trois, on ne sait toujours pas comment ça fonctionne …
- "Ils sont tous à vous ?" - Mais bien sûr que non, j'en ai emprunté un ou deux à la voisine.
- "Ils ont tous le même papa ?" - Mais non voyons, j'ai eu la visite du facteur, du livreur, du dépanneur.
- "Oulala, quatre ? Vous en avez du courage !" - Du courage, non ! Mais une chance énorme, ça oui !
- "Quatre !!!! Mais vous êtes fous !!!" - Pas fous, non. Au contraire, on pense à vous. Nos enfants cotiseront pour votre assurance vieillesse !
- "Mais il vous faut presque un bus pour transporter tout ce monde !" - Mais non, figurez-vous qu'on les mets sur le toit de la voiture …
En clair, ce qui intrigue le plus ceux qui nous croisent, c'est de savoir si nous sommes conscients de ce qu'on a fait et si tout roule côté organisation. Et encore, je vous fais grâce des sous-entendus religieux pour expliquer le pourquoi-du-comment ...
Sont gentils, les gens. ...
Bon, outre ces remarques pas toujours très délicates, il arrive aussi souvent que je reçoive des compliments sincères, qui me donnent une patate du tonnerre et me rendent pas peu fière (et il devient alors difficile de passer les portes - mode mère modeste ON ^__^)
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| Sélection du 12 novembre 2013 |
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Famille nombreuse,
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Petits coups de gueule
samedi 9 novembre 2013
Où tu découvres que tu as un dépôt de pain près de chez toi
Un banal matin de novembre.
Tu dois, en toute urgencecomme d'habitude, passer à la pharmacie pour calmer des démangeaisons dues à une splendide varicelle (la 4ème, c'est bon, c'est fini !).
Pour pouvoir garder un oeil sur ta progéniture malade, tu décides de déplacer son siège auto vers l'avant.
Et, oh, surprise, tu te rends compte que tu as une annexe de la boulangerie du village sous la main ! Dire que tu continues à acheter ou faire du pain alors que tu en as, là, tout près.
Une colonie de miettes, quart de petit pain, biscuits écrasés, morceaux de galettes de riz (et autres joyeusetés non-identifiables) peuplent l'habitacle de ta voiture. Certes, tu l'as voulu grande pour de multiples raisons (voir ici), mais tu ne t'imaginais pas faire concurrence à ton boulanger.
Mais pourquoi donc continuer à se donner la peine de faire son pain, de façonner avec amour des tresses au beurre pour le dimanche matin, alors que tout est à disposition ?
Tu dois, en toute urgence
Pour pouvoir garder un oeil sur ta progéniture malade, tu décides de déplacer son siège auto vers l'avant.
Et, oh, surprise, tu te rends compte que tu as une annexe de la boulangerie du village sous la main ! Dire que tu continues à acheter ou faire du pain alors que tu en as, là, tout près.
Une colonie de miettes, quart de petit pain, biscuits écrasés, morceaux de galettes de riz (et autres joyeusetés non-identifiables) peuplent l'habitacle de ta voiture. Certes, tu l'as voulu grande pour de multiples raisons (voir ici), mais tu ne t'imaginais pas faire concurrence à ton boulanger.
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| Je vous l'accorde, ça n'avait pas l'air aussi appétissant que ça, mais il y avait du potentiel ^__^ |
Un passage d'aspirateur plus tard, la voiture a retrouvé un aspect décent, tout du moins à l'intérieur, sans toutefois concurrencer celle rutilante du voisin sans enfant.
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Famille nombreuse,
Les "petits plats",
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Petits riens
jeudi 7 novembre 2013
Faire confiance
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| Comment voulez-vous, qu'avec un sourire pareil, on ne croque pas la vie à pleines dents ? |
C'est un petit garçon de 7 ans comme les autres.
A quelques détails près : il a appris à lire seul et retient (souvent) ce qu'on lui dit dès la première explication.
Rien d'exceptionnel à mon sens pour un enfant de son âge, curieux et éveillé. Ce n'est sûrement pas le seul dans ce cas.
Sauf que …
… Il a de l'avance sur ses copains d'école et s'ennuie en classe. Lui qui se réjouissait tellement d'apprendre plein de nouvelles choses.
… Ses maîtresses ne lui donnent pas de nouveaux défis quand il a fini son travail. Il a juste le choix entre dessiner et lire. Un cercle vicieux : quand il lit, il part dans un monde imaginaire dans lequel il se sent bien et ne réagit plus aux sollicitations extérieures. Pas bon, surtout en classe.
C'est un petit garçon sensible, qui joue au dur avec ses frères, mais qui regarde encore Franklin et Tchoupi parce qu'il a peur de nombreux autres dessins-animés. Un petit homme qui a facilement les larmes aux yeux si quelque chose le touche et qui perd tout contrôle lorsqu'on doit le gronder (si, si, ça arrive ^__^). Qui ne sait pas se défendre si on le frappe ou on l'agresse verbalement.
C'est mon tout petit, mon bébé, mon aîné. Celui qui ouvre la voie, qui m'apprend à grandir en même temps que lui. A lâcher prise, difficilement, parfois. Celui pour qui je me fais tant de souci parce que tout est nouveau pour lui et pour moi. Celui que à qui j'essaye de donner confiance en lui et en la vie du mieux que je peux.
HP. Le mot est revenu plusieurs fois. Haut potentiel. Notion très à la mode, semble-t-il.
Sauter une classe pour résoudre ses problèmes d'ennui à l'école ? Pourquoi pas ? Sauf qu'il perdrait tous ses repères et que moi, sa maman qui le connais bien, je sais que ça va le déstabiliser. Que certaines situations vont le paralyser complètement. Qu'il y aura tout un programme à rattraper, à la maison, alors qu'il aime tant jouer, encore et encore. Avoir du temps pour lui. Qu'il sera confronté en avance à tout ce qui lui fait peur pour le moment (la séparation, l'agressivité des autres, etc).
Alors, oui, peut-être aussi qu'il arriverait à gérer tout cela comme un chef. Mais sans garantie, c'est moi, la maman qui avoue avoir peur. Lâcher prise ...
Passer des tests psychologiques ? D'abord réticente, j'ai accepté, pour être une fois pour toute fixée. Même si je sais que ce n'est pas une science exacte. Pour avoir peut-être des réponses. Même si, actuellement, je serais prête à mettre ma main à couper qu'il est juste un petit garçon avec quelques facilités, sans être HP. Mais j'ai peut-être aussi des oeillères qui m'empêchent de voir la réalité. Laissons ceux qui savent faire leur travail.
Depuis quelques semaines, je dois, encore plus, essayer de faire confiance aux professionnels, sans négliger mon instinct de maman que je me suis jurée de ne plus jamais laisser de côté par crainte de passer pour une idiote. J'ai fait l'erreur une fois, pas deux.
Je dois surtout continuer à être présente, toujours. A l'écoute. Attentive, en tout temps. Accompagner de mon mieux, un tout petit homme dans ces premières difficultés dans le monde qui l'entoure. Sûrement pas les dernières. Mais de celles qu'on aurait souhaité qu'elles arrivent le plus tard possible.
Aimer totalement pour l'aider à continuer à s'épanouir et vivre une belle vie d'enfant, celle qu'il mérite.
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| Article sélectionné dans la Une Hellocoton du 7 novembre 2013 |
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Famille nombreuse,
Les "petits plats",
Maman
mardi 5 novembre 2013
Pluie + froid = une bonne soupe !
Une fois n'est pas coutume, vu la baisse des températures de ces derniers jours (en tout cas par ici), j'inaugure une nouvelle rubrique et je vous propose de découvrir un plat typique de ma région, délicieux de surcroît.
Je n'ai pas écrit, par contre, qu'il était diététique ^__^
Les "petits plats" en raffolent et moi j'apprécie de le cuisiner parce qu'il y a plein de légumes dedans (je dois même dire que j'en mets bien plus que ce qui est indiqué - tant qu'à faire …) et parce qu'il est parfait pour nourrir une famille nombreuse débordante d'énergie.
Voici donc, en images, la préparation de la Soupe de chalet selon une recette originale de Stéphane Décotterd que j'ai un peu simplifiée (il y a encore plus de légumes dans la sienne, mais moi, je suis déjà contente de ceux que mangent les "petits plats" ...).
C'est une soupe qui doit son origine au temps où les armaillis (c'est le nom qu'on donne aux bergers des Alpes fribourgeoises et vaudoises en Suisse) ne pouvaient pas se ravitailler en légumes frais pendant la saison des alpages, de mai à septembre. Les plats devaient quand même être consistants, vu le travail abattu, sans être trop complexes à préparer (parfait pour une famille nombreuse ^__^)
Pour 4 personnes (mais moi je trouve que c'est très copieux) :
- 1 Rave
- 2 Carottes
- 1 Poireau
- 2 Oignons
- 1 grosse pomme de terre
- 50 g de coquillettes (on les appelle aussi des cornettes ici en Suisse ou macaroni dans d'autres pays)
- 1l de lait
- Environ 1l d’eau
- 40g de beurre
- Sel
- gruyère à volonté
On commence par laver et tailler tous les légumes en petits dés (j'en mets toujours plus que prévu dans la recette, histoire de rentabiliser l'apport en légumes et prendre de l'avance sur le fameux 5 fruits/légumes par jour …).
On fait ensuite suer dans le beurre la rave, les carottes, les oignons et le poireau. Saler légèrement et verser le lait et l'eau. Après 1/2 heure de cuisson, rajouter les pommes de terre et 15 minutes plus tard, les coquillettes.
On fait ensuite suer dans le beurre la rave, les carottes, les oignons et le poireau. Saler légèrement et verser le lait et l'eau. Après 1/2 heure de cuisson, rajouter les pommes de terre et 15 minutes plus tard, les coquillettes.
Lorsque tous les légumes et les pâtes sont fondants, rectifier l'assaisonnement et retirer du feu.
Garnir le fond des assiettes à soupe de gruyère râpé grossièrement et verser la soupe dessus.
Bon appétit (et vous penserez au régime demain ^__^ !
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